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Un mélange toxique PDF Imprimer Envoyer
Écrit par sppcm   
Mardi, 23 Février 2016 18:14

Le Syndicat des professeures et professeurs du Collège de Maisonneuve (SPPCM) déplore le traitement médiatique concernant les problèmes vécus par les employé-e-s et les étudiant-e-s à la bibliothèque du Collège. Les amalgames de tout ordre présentés dans des articles « ravageurs »[1] ne correspondent pas du tout à la réalité. Depuis le début du mois de janvier, il est vrai que des enseignant-e-s nous ont fait part de récriminations d’étudiant-e-s et de membres du personnel quant à certains comportements d’étudiant-e-s à la bibliothèque. Comme nous le faisons pour différents dossiers que nous traitons, nous en avons discuté dans nos instances et avons adopté des propositions qui ciblaient le problème que nous dénoncions. Nous regrettons que notre action, qui visait essentiellement à dénoncer le problème du bruit et des incivilités ayant cours à la bibliothèque, ait été récupérée de façon sensationnaliste et qu’elle serve notamment à entretenir des préjugés.

 

Même si nous estimons que la direction a tardé à prendre la mesure réelle du problème de la bibliothèque, il reste que celui-ci est actuellement pris en charge et que des gestes significatifs sont posés, lesquels répondent à l’essentiel de nos demandes tant sur le plan de l’aménagement de la bibliothèque que sur la gestion de l’incivilité. Nous entendons collaborer à la mise en œuvre de ces solutions. Dans les prochaines semaines, nous aurons l’occasion d’en faire un suivi avec les membres du Syndicat.

 

Encore une fois, notre intervention était axée sur la bibliothèque. Nous trouvons exagéré et abusif de prétendre qu’un groupe, voire un « commando », a pris possession du Collège ou que notre communauté vit sous un climat de terreur. Ce portrait n’est absolument pas conforme à la réalité. Le Collège de Maisonneuve fait simplement face à des enjeux et à des réalités qui sont similaires à ceux rencontrés dans la grande majorité des établissements montréalais. Ni plus, ni moins.

 

Non seulement le contenu des articles parus déforme-t-il exagérément la réalité mais nous tenons à affirmer que le climat de travail et d’études est sain au Collège de Maisonneuve, comme s’emploient à l’affirmer, depuis la parution de ces articles, autant les étudiant-e-s que les enseignant-e-s qui ont été choqué-e-s et ne se reconnaissent pas dans le portrait qui a été brossé de leur institution dans les médias. Nous tenons d’ailleurs à saluer les efforts du Collège pour créer un milieu ouvert et respectueux des différences. Maisonneuve demeure un lieu unique où toutes et tous s’emploient à créer un environnement où il fait bon vivre, étudier et travailler.

 

-30-

 

Pour information : Benoît Lacoursière, président du SPPCM, 514-254-7131 poste 4555



[1] Chénier, Jean-Félix, Je suis Maisonneuve, Le blogue du voisin, Voir.ca, 19 février 2016

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Négos 2015: entente de principe de la table centrale PDF Imprimer Envoyer
Écrit par sppcm   
Mercredi, 30 Décembre 2015 20:03

 Les délégué-e-s du SPPCM (Ariane Robitaille, Benoît Lacoursière et Manon Riopel) au regroupement cégep tenu le 21 décembre ont analysé l’entente de principe à la lumière des mandats confiés par l’assemblée générale et de la conjoncture de la négociation et de la mobilisation.

 

Sur le plan des salaires, incluant les effets de la relativité salariale (rangement 23) : on y note des augmentations de 8 % à 14,5 % selon les échelons. Le règlement du rangement 23 était l’une des conditions d’acceptation de l’entente de principe émise par l’assemblée générale.

 

Les augmentations paramétriques représentent 5,25 % sur 5 ans. On doit y ajouter 2 % à 2,5 % pour 90 % des emplois des services publics pour les effets de la restructuration salariale. Les augmentations de 7,25 % sur 5 ans devraient donc être légèrement supérieures à l’inflation (autour de 1,4 %) si celle-ci reste stable. Le comité exécutif considère que les augmentations paramétriques consenties sont conformes au mandat reçu par l’assemblée générale le 1er décembre dernier.

 

L’entente de principe prévoit également que l’âge de la retraite soit reporté à 61 ans à compter du 1er juillet 2019. Toutefois, les personnes âgées de 60 ans et comptant 30 années de service ou plus pourront prendre leur retraite sans pénalité à 60 ans. Les personnes ayant 35 ans de service peuvent également prendre leur retraite sans pénalité. La pénalité est augmentée de 4 % à 6 % à partir de 2020, ce qui correspond aux coûts associés à la retraite anticipée. La partie patronale a reculé sur les cotisations durant les congés. Sur la retraite, le comité exécutif est déçu des résultats de la présente ronde de négociation, compte-tenu des mandats confiés par l’assemblée générale.


 

Les débats au regroupement

 

Les débats ont essentiellement porté sur deux sujets. Premièrement, l’évaluation au mérite de l’entente dans la conjoncture de la négociation et de la mobilisation. Deuxièmement, sur la manière de présenter aux assemblées générales des syndicats les résultats de celles-ci.

 

La proposition principale visait à recommander l’adoption de l’entente aux assemblées générales. Un amendement et un sous-amendement ont été proposés visant à consulter les assemblées générales des syndicats sans la recommander formellement. En tenant compte des positions de notre assemblée, nous avons appuyé cette modification à la proposition. Par une infime majorité, cette modification a été rejetée par le regroupement. La proposition de recommander l’entente de principe a quant à elle été adoptée par une importante majorité des personnes déléguées et des syndicats. La délégation maisonneuvienne a voté contre la proposition.

 

Analyse et recommandation du comité exécutif

 

Force est de constater que plusieurs organisations syndicales ont atteint le maximum de mobilisation dont elles étaient capables, incluant plusieurs syndicats de la FNEEQ. Si les débats ont été présents au sein de la CSN, la FTQ et la CSQ se sont rapidement déclarées satisfaites de l’entente. Aussi bien dire que le Front commun n’existe plus. Aussi, plusieurs délégations ont manifesté leur satisfaction devant les augmentations salariales que nous obtenons, à titre d’enseignant-e-s de cégep, dans le cadre de cette négociation. Plusieurs se sont aussi satisfaits des reculs du gouvernement sur les salaires, le régime de retraite ainsi que dans les éléments de table sectorielle. Ces analyses sont globalement partagées par la direction politique de la centrale, de la fédération et par le comité de négociation.

 

L’accentuation, voire seulement la poursuite, de la mobilisation à l’hiver demeurent incertaines. Or, rejeter l’entente sans effort supplémentaire de mobilisation serait un exercice périlleux aux résultats tout aussi incertains. C’est sûr qu’il y a plusieurs aspects de l’entente qui laissent à désirer, mais après analyse du contenu et de la conjoncture, le comité exécutif vous recommande tout de même d’accepter l’entente proposée. Comme les ententes aux tables sectorielle et centrale sont liées, nous recommanderons aussi de voter en faveur de l’entente de table sectorielle. Une assemblée générale est prévue le mardi 19 janvier. Nous vous invitons à y participer en grand nombre. La décision finale appartient aux membres des syndicats dans les assemblées générales.

 

La grève, la grève, une raison pour se faire mal? (prise 2)

 

L’analyse du comité exécutif ne veut surtout pas dire que les journées de grève ont été inutiles, bien au contraire. Les gains escomptés n’ont pas été au rendez-vous, mais les reculs proposés par la partie patronale ont été presque tous battus. Le cadre financier présenté en décembre 2014 par le gouvernement Couillard a été défoncé par la vigueur de notre mobilisation. S’il ne fallait que s’en tenir qu’à l’approche coûts/bénéfices, les quatre journées de grève ont rapporté bien plus que ce qu’elles ont coûté.

 

Il n’y avait pas eu de grève de personnes salariées dans le secteur public depuis 10 ans. Il fallait reconstruire cette culture de mobilisation. Maintenant, nous devons veiller à ne pas la perdre. L’implication du plus grand nombre dans les comités syndicaux sera nécessaire plus que jamais.

 

Un bilan à faire

 

Une fois la page de cette mobilisation tournée, des bilans devront être effectués au niveau local et national. Certains mouvements aux tables de négociation sans avoir eu de réunions des instances intermédiaires (au minimum) ou encore le report des journées de grèves nationales des 1, 2 et 3 décembre pour une seule journée le 9 décembre passent toujours difficilement. Si le Front commun a eu une certaine utilité, on ne peut pas le construire sur la base du plus petit dénominateur commun.

 

Localement, nous devrons nous poser des questions sur la réelle valeur des résolutions prises par l’assemblée générale, par ailleurs très souvent adoptées à l’unanimité, quant aux moyens de pression. Le non-respect des mandats d’assemblée mine l’efficacité des moyens de pression et la crédibilité du Syndicat et de son comité exécutif. Cela affecte également notre capacité d’évaluer la mobilisation.

 

Certaines déclarations aux médias, notamment lors de la conclusion des ententes de principe, sont questionnables. Le respect des instances et des membres pourrait passer par un huis clos médiatique. Le débat sur le rôle des personnes déléguées reste aussi entier.

 

Au niveau local, nous avons pu compter sur un fonds de grève local pour la première fois depuis fort longtemps. Toutefois, plusieurs membres ont souligné leur insatisfaction sur les conditions demandées pour recevoir une prestation. Il y aura donc lieu de s’y repencher.

 

Bref, c’est toute la démocratie syndicale qui sera en cause dans le cadre du bilan de la négociation.

 

Pour en savoir plus

 


Entre nos mains #5

 

Info négo #9

 

Présentation faite lors du Regroupement cégep du 21 décembre 2015

 

Projection détaillée des futures échelles salariales de l'enseignement régulier (incluant les effets de la relativité et de la restructuration salariale)

 

Projection simplifiée des futures échelles salariales de l'enseignement régulier (incluant les effets de la relativité et de la restructuration salariale)

 

Projection simplifiée des futures échelles salariales des personnes chargées de cours (incluant les effets de la relativité et de la restructuration salariale)

 

Analyse favorable à l'entente du Syndicat du personnel enseignant du Collège de Sherbrooke

 

Analyse défavorable à l'entente du Syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège Lionel-Groulx

 

 

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Que faire face à une loi spéciale PDF Imprimer Envoyer
Écrit par sppcm   
Samedi, 24 Octobre 2015 09:17

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Lettre au CA PDF Imprimer Envoyer
Écrit par sppcm   
Jeudi, 08 Octobre 2015 14:12

 

Lundi dernier, les représentant-e-s au CA ont déposé cette lettre au Conseil d'administration du Collège.

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